allemagne_13Face à la crise qui sévit encore en Europe, les dirigeants du vieux continent n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la méthodologie de sortie de crise. Le plus inquiétant pour cette situation reste la possible faillite pour certains Etats qui ont besoin de soutien des autres pour s’en sortir. L’Allemagne, seul pays à avoir bien encaissé la crise est ainsi sur le collimateur. Tous les regards sont tournés vers lui et la raison morale lui est présentée pour venir en aide au continent tout entier.

Cependant, la chancellerie allemande est totalement opposée à cette idée « l’Allemagne ne paiera pas !!! « , telle est la réponse d’Angela Merkel. Les limites de la zone Euro ont ainsi permis de mettre en évidence deux philosophies économiques différentes qui dominent l’Europe depuis plusieurs années. Pour l’Allemagne, sa réussite face à la crise repose sur un choix économique ayant la productivité comme moteur, la rationalisation des couts de travail pare-choc et l’équilibre des comptes extérieurs et intérieurs comme carburant. Au lieu de se concentrer sur une mutualisation des dettes ou encore sur un transfert continu des ressources germaniques pour endiguer la crise, l’Allemagne demande aux autres pays d’appliquer la même recette.

Aujourd’hui, une telle transformation pour les autres pays n’est pas possible, même s’il fallait le faire, cela prendrait des décennies, voir des générations. En effet, les mentalités et la culture populaire ne sont pas les mêmes. Forcer ces mutations pourrait conduire à de nouvelles crises sociales au lieu de régler la crise économique. De l’autre coté, la France et ces acolytes pensent que la relance économique du continent passera forcement par la demande et la consommation. Les plus forts du continent devrait donc contribuer à hauteur de leurs forces au maintient de la demande à travers tout le continent.

Certains devront donc se sacrifier et payer plus pour le salut du continent tout entier. Selon les estimations, l’Allemagne devra débourser près de 100 milliards d’euro par an pour la réussite du sauvetage du continent. Au delà des politiques, la population allemande ne se sent pas prêt à un tel sacrifice.

 

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