Le pétrole Iranien à l’abri des sanctions européennes ?

Dans une déclaration devant les médias internationaux, le secrétaire général de l’OPEP, M.el-Badri a fait savoir que l’organisation pense que les européens n’adopteront pas un embargo sur le pétrole iranien.

Pour justifier cette position, M.el-Badri a affirmé qu’un embargo contre le pétrole iranien priverait l’Europe de centaines de milliers de barils de pétrole importés chaque jour de l’Iran, ce qui logiquement entrainera  une crise énergétique aux conséquences désastreuses sur l’ensemble du vieux continent car les européens n’ont que très peu d’alternatives pour remplacer le pétrole iranien. D’ailleurs, cette thèse semble se confirmer au regard de l’incapacité des 27 à trouver un terrain d’entente pour l’adoption des mesures interdisant l’importation du pétrole iranien, alors que pour les défenseurs de l’embargo, cette décision est le meilleur moyen d’accentuer les pressions sur le gouvernement de l’Iran en le privant de sources de financement pour son programme nucléaire militaire.

Selon le département américain de l’énergie (EIA), les pays européens les plus dépendants du pétrole iranien et les moins disposés à un embargo sont l’Italie, la Grèce et l’Espagne, présentement victimes de la crise des dettes. S’agissant de la position de la Russie, le ministre de l’énergie, Serguei Chamtko a déclaré que la Russie n’estimait pas nécessaire de soutenir un embargo énergétique contre l’Iran du fait qu’elle produit son gaz et son pétrole indépendamment de produits énergétiques iraniens.

Au moment où l’Europe se bat pour resoudre la crise des dettes souveraines et le chômage grandissant, il sera difficile pour elle de renoncer, en un claquement des doigts,  aux quelques 865 000 barils par jours qui proviennent de l’Iran.

Andreï Touabovitch

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