En déplacement au Brésil pour une durée de trois jours, le premier ministre français, François Fillon tente de convaincre les autorités brésiliennes afin que l’avion de chasse français Rafale décroche l’appel d’offre portant sur la livraison de 36 avions de combat pour la force aérienne du Brésil (FAB).
Dans ce dossier, le Rafale du groupe français Dassault, le F/A-18 Super Hornet de l’américain Boeing et le Gripen du suédois Saab sont les trois concurrents en lice pour la livraison d’avions de combat multi-rôles. A l’occasion d’une interview mercredi à la Folha de Sao Polo, le premier ministre français a rappelé que l’existence d’un partenariat stratégique franco-brésilien, reposant sur plusieurs axes tels que les contrats d’armement, la coopération en matière de défense grâce à un important échange des technologies, place le Rafale en position de favori dans cette compétition. De plus, il a indiqué que depuis plusieurs années, la France lutte pour que le Brésil se voie octroyer un siège permanent au sein du conseil de sécurité des Nations Unies, ce qui constitue un élément non négligeable qui sera pris en compte par les responsables brésiliens.
D’un point de vue strictement technique, le Rafale propose une meilleure offre car celle-ci inclue d’importants transferts des technologies associées, tant réclamé par les acheteurs. Du coté du Brésil, la seule réaction est venue du ministre de la défense, Celso Amorim qui a déclaré que l’achat des 36 avions de combat tiendra, avant tout, compte des effets de la crise économique dont est victime le pays.
N’étant toujours pas parvenu à exporter le Rafale jusqu’à ce jour, la France est à la recherche des marchés extérieurs non seulement pour obtenir une première vente mais aussi pour pouvoir mettre en place des partenariats militaires et industriels avec d’autres pays.

 
 

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