Prochainement, la Société Générale (SG) pourrait être traduite en justice aux Etats-Unis. Pour cause, le britannique Northern Rock estime que la banque française, qui constituait sa succursale de financement et d’investissement, n’a pas été honnête avec elle à propos de la qualité des produits financiers complexes adossés à des prêts immobiliers à risques ou « subprimes ».

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En fait, c’est la SGCIB qui était la filiale de la Northern Rock. Pour ce dernier établissement, la banque tricolore était au courant que certains emprunteurs détenteurs de ces « subprimes » étaient insolvables. Raison pour laquelle la Northern Rock réclame 34 millions de dollars à la Société Générale en guise de réparation. Ce qui ne fait pas trembler l’accusée. D’ailleurs, la SG n’a même pas pris la peine de mentionner cette procédure judiciaire dans les risques juridiques répertoriés dans la dernière version de son document de référence tant l’affaire est mineure.

En réaction, la banque française a plutôt rejeté les allégations de Northern Rock et soutenu que ses pertes s’expliquent par la chute du marché immobilier américain. Un avis contraire à celui du juge new-yorkais en charge de cette affaire. Il pense que la banque anglaise dispose d’assez d’éléments pour accuser la Société Générale de fraude. De son côté, l’avocat de la même banque a estimé l’éventuelle tenue d’un procès pour l’année prochaine. D’aucuns pensent que Northern Rock veut contraindre la S G à conclure un accord financier de sorte à régler ce différend à l’amiable.

Pour information, Northern Rock, qui était l’un des principaux établissements financiers britanniques, a fait faillite en 2008. Ce qui l’a conduite à être étatisée puis rachetée par Virgin Moyen, une des succursales de Virgin Group.

 

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