Les députés de la majorité ont adopté la semaine dernière un budget rectificatif pour 2014 dénué de toute nouvelle mesure de rigueur. Ce desserrement de l’étau de l’austérité n’est pas sans rapport avec la tenue dans un an des élections législatives.

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La ministre des Finances Maria Luis Albuquerque assure que le plafond de 4% du PIB fixé pour le déficit public sera atteint sans aucune nouvelle coupe dans les dépenses ni augmentation des impôts. Pour le budget 2015, le gouvernement a renoncé à remplacer une taxe sur les retraites censurée le 14 août par la Cour constitutionnelle. Il a également renoncé à la hausse prévue de la TVA et des cotisations sociales. Ces deux décisions coûteront 622 millions d’euros à l’Etat qui  a promis de réduire de 20% dès l’année prochaine les baisses de 3.5% à 10% des salaires des fonctionnaires à partir de 1 500 euros qu’il compte instaurer dans le courant de ce mois.

Le Premier ministre Pedro Passos Coelhoa annoncé qu’il ne fera plus aucune proposition pour réformer les retraites jusqu’aux élections de 2015 et son gouvernement a promis un relèvement de la hausse du salaire minimum à 500 euros brut contre 485 euros sur 14 mois actuellement.

De prime à bord, ces largesses détonent pour un pays qui s’est affranchi il y a à peine trois mois de la tutelle de ses créanciers de la troïka, l’Union européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International, grâce principalement à l’application stricte des mesures d’austérité qui lui étaient préconisées. Mais elles surprennent moins avec la perspective des élections de 2015. Ce relâchement ne devrait pas manquer d’être débattu lors de la première visite de contrôle de la troïka après la fin du programme d’assistance prévue fin octobre.

 

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