Il y a peu, les ressortissants des pays occidentaux étaient les principales victimes de prises d’otages. Mais, tout récemment, l’on constate que les chinois font de plus en plus partie de ce lot. Un phénomène grandissant en Afrique, en parallèle à l’accroissement de l’investissement humain et économique chinois sur ce continent.
La semaine dernière, 25 employés chinois étaient retenus par des bédouins égyptiens, lesquels font partie d’un ensemble de tribus nomades vivant dans les déserts du Moyen-Orient et du Sahara, avant d’être relâchés un jour après. Pour cause, les bédouins exigeaient la libération de cinq d’entre eux, faits prisonniers par l’ancien régime égyptien, celui d’Hosni Moubarak. On serait tenté de penser qu’il s’agit d’un acte isolé. Mais, la fréquence de tels faits pousse à opter pour le contraire. Car, récemment toujours, d’autres travailleurs chinois ont été pris en otage au Soudan. Et, au cours des deux dernières années, la même population a fait l’objet d’attaques dans certains pays, dont le Nigéria et le Kenya. Ce n’est donc plus par hasard : les chinois, dont la présence en Afrique est en constante hausse du fait des relations commerciales et économiques florissantes entre les deux parties, sont en proie à une insécurité grandissante.
Cette situation s’explique de diverses manières. Souvent, la Chine a l’habitude de faire venir ses propres ouvriers pour développer des projets en Afrique. Ce qui est généralement mal perçu par les autochtones qui s’estiment dépouillés de leurs emplois. A cela s’ajoute la politique chinoise, laquelle prône la non-ingérence. Une devise qui attire les foudres des groupes rebelles – lesquels ne sont pas rares sur le continent noir – sur leurs ressortissants, en guise de protestation au soutien chinois à des régimes autoritaires. Résultat : confrontée à cette insécurité, la Chine aura sans aucun doute du mal à continuer à respecter son principe de non-ingérence dans les affaires internes de ses multiples partenaires africains.
Pour l’heure, il est déjà arrivé à l’Empire du Milieu de passer par des organismes internationaux pour atteindre des objectifs diplomatiques. C’était le cas lors des négociations ayant abouties à la libération de 7 otages enlevés en 2007 par des rebelles de l’Ogaden en Ethiopie. Jusques à quand ?

 

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