Le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé la politique monétaire du Japon. Ce pays a, pour habitude, d’affaiblir le yen, faisant de cette devise une valeur refuge. Cette stratégie semble bonne en temps de crise.

« Le Japon, comme les autres économies développées, doit avoir un système de changes flottant avec un taux de change fixé par le marché. En même temps, dans un contexte de flux financiers volatils et d’aversion au risque, l’intervention peut être un recours contre les turbulences des marchés ». Des propos de David Lipton, Premier Directeur Adjoint du FMI. Un plébiscite pour Tokyo, fréquemment critiqué à cause de ses multiples interventions sur le marché de changes. A plusieurs reprises, le Japon a volontairement freiné la hausse du yen. Celle-ci aurait eu un impact négatif sur ses exportations, dont dépend, en grande partie, son économie. Aussi a-t-il opté pour l’injection d’importantes sommes sur les marchés de change. Ainsi, Tokyo a établi un record le 31 octobre dernier en injectant unilatéralement 8000 milliards de yens (100 milliards de dollars américains) sur le marché de changes. S’en est suivi d’autres injections à hauteur de 1000 milliards de yens (12,5 milliards de dollars américains).

Aujourd’hui, cette politique s’est avérée payante : en raison de la crise européenne et de l’instabilité du dollar américain, le yen est prisé pour les investisseurs-refuges. Néanmoins, les entreprises japonaises pâtissent de la baisse voulue de la monnaie japonaise. Elles ne réalisent pas assez de marge, ce qui les empêche d’investir.

 
 

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