Selon un organe de presse local, les étrangers pourront très prochainement détenir un maximum de 49 % du capital des compagnies d’assurance indiennes. Adoptée jeudi par le gouvernement, cette réforme doit encore être avalisée par le parlement.

Ces derniers temps, il fait bon vent pour les investisseurs étrangers en Inde. Après les distributeurs, c’est au tour des assureurs d’accéder à leur réforme. Ces derniers ne pouvaient, jusque-là, détenir plus de 26 % des parts dans une compagnie locale. Ainsi, ils étaient contraints à collaborer avec des autochtones. C’est le cas, par exemple, des français Axa, qui, lui, est lié à Bharti, et BNP Paribas Assurance, qui travaille avec State Bank of India. Malgré tout, ces partenariats constituaient un frein à la rentabilité des groupes étrangers, ne tirant pas toutes les ficelles. A présent, tout est sur le point de changer. Selon Press Trust of India, les étrangers auront la possibilité d’acquérir jusqu’à 49 % du capital d’une compagnie d’assurance. Cette réforme, qui était attendue depuis longtemps par les assureurs étrangers, doit encore passer par l’Assemblée Nationale. Néanmoins, elle fait déjà le bonheur des concernés. En effet, cela leur ouvrira de nombreuses perspectives dans un pays aux potentialités insoupçonnables. Selon une investigation du Boston Consulting Group, les primes d’assurance-vie inclues dans le PNB ont bondi de 1,8 % en 2001 (20 millions de contrats) à 4,6 % en 2010 (230 millions de contrats). Toujours en l’espace d’une décennie, les souscripteurs à l’assurance santé en Inde sont passés de 2 millions à 55 millions. Des taux de croissance encore extensibles.

L’Inde s’est décidément lancée sur la voie des réformes. Et, ce sont les investisseurs étrangers qui sont les plus heureux. Tout récemment, les multinationales de la grande distribution ont eu le droit de passer du gros au détail dans le pays émergent. Le gouvernement, coincé par une croissance économique déclinante, joue la carte de la libéralisation.

 

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