bresil-petrobrasLe gouvernement brésilien vient de hausser de plus de 15 milliards de dollars sa prévision de déficit primaire (hors paiement des intérêts de la dette) pour l’année en cours, prévu jusqu’à présent à 0,9 % du PIB, suite à de nombreux retards dans les virements de fonds à des institutions publiques. Toutefois, la nouvelle prévision de déficit, en pourcentage du PIB, n’a pas été dévoilée.

Après avoir reconnu ne pas être en mesure d’éviter un déficit primaire en 2015, l’Exécutif brésilien a décidé, d’après le député Hugo Leal, d’intégrer, au sein d’un document, ces opérations baptisées « manœuvres budgétaires ». Cet élu a présenté le projet de loi visant à modifier le résultat des comptes publics. Ces retards dans les transferts ont entraîné le rejet des comptes de l’année dernière de l’Exécutif, qui est soupçonné de les avoir truqués en vue d’améliorer le résultat final. L’opposition s’en est également servi comme argument pour exiger l’ouverture d’une procédure de destitution à l’encontre de la dirigeante brésilienne, Dilma Rousseff.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’économie brésilienne traverse une mauvaise passe. Au cours de cette année, elle a enregistré une contraction, qui devrait avoisiner les 3 % en fin d’exercice. Comme si cela ne suffisait pas, l’inflation croissante se rapproche dangereusement du seuil des 10 %. Par ailleurs, la présidente brésilienne est en proie à une crise politique, aggravée par le scandale de corruption relatif à Petrobras. Une enquête rendue publique mardi a conclu que son équipe exécutive n’est plus créditée que de 8,8 % de taux d’approbation. Ce qui met à mal l’adoption des réformes du gouvernement au niveau du Parlement.

 

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