Le gouvernement sud-africain a choisi le cadre du Mining Indaba, la plus grande conférence mondiale sur les ressources minières qui se tient présentement au Cap, pour affirmer qu’il ne nationalisera pas ce secteur.
« Nous avons toujours maintenu que la nationalisation n’est pas la politique ni du gouvernement, ni du parti dominant. … Il n’y aura pas de nationalisation tant que je serai vivante », a déclaré Susan Shabangu, la ministre sud-africaine des Ressources Naturelles. Ce qui semble être une position officielle. Pourtant, celle-ci est réclamée avec force par une partie l’ANC (le parti au pouvoir), à savoir, son aile gauche menée par Julius Malema, le président de la jeunesse de cette formation politique. Ce flanc souhaite que les ressources minières sud-africaines, expropriées par les colons blancs sans l’avis des autochtones, servent à sortir les oubliés du système de la misère. Un thème politique très vendeur, qui a permis à son chantre de réunir derrière lui une partie considérable de l’ANC.
L’ANC a donc commandé une étude ayant pour but d’augmenter les revenus que l’Etat pourrait tirer des mines. Cela devrait aboutir à une hausse des impôts. Dans ce cas, il pourrait y avoir suppression d’emploi et baisse des investissements, a averti l’opposition. Quoi qu’il en soit, la tribune du Mining Indaba n’a pas semblé être le meilleur lieu pour détailler cette nouvelle stratégie. Aussi, Mme Shabangu s’est contentée de lancer, « l’ANC va adopter une position sur cette question, dans le meilleur intérêt de l’Afrique du Sud ».

 

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