526 millions de dollars américains. Tel s’est chiffré le profit réalisé par le constructeur automobile indien, Tata Motors, sur les trois premiers trimestres de son exercice, comme annoncé mardi dernier. Ce, notamment, grâce aux performances de ses deux marques anglaises, Jaguar et Land Rover.

Pourtant, alors que Tata Motors rachetait Jaguar et Land Rover à Ford, les évènements qui ont immédiatement suivi justifiaient un pessimisme sur les retombées de cette opération. C’était en 2008 à l’aube de la crise économique mondiale. En outre, les deux marques traînaient avec elles un passé lourd. En effet, bien qu’y ayant investi la bagatelle de 10 milliards de dollars américains, leur ancien propriétaire n’a jamais su rentrer dans ses frais. A l’opposé, Tata n’a pas raté l’aubaine du boom de la demande des pays émergents pour les voitures de luxe. Et, pour préserver le pouvoir de séduction de ses véhicules anglais, le groupe indien s’est gardé de délocaliser. Résultat : les ventes de Jaguar et de Land Rover ont bondi de 22 % sur un an et Tata a supplanté British Aerospace au sommet des industries anglaises. Actuellement, les deux marques anglaises représentent, à elles seules, 57 % du chiffre d’affaire du constructeur automobile indien, tirant son bénéfice de 41 % par rapport à 2011.
Mais, comme la vie n’est pas un conte de fées, les ventes de Nano, la voiture la moins chère du monde proposée par Tata à 2000 dollars, peinent à décoller. Sur les neufs premiers mois de l’exercice, seuls 40 000 véhicules ont été cédés. Soit 6 fois moins que les capacités de son usine indienne, qui peut en produire 250 000. Un paradoxe.

 

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