gel-production-petroliereLa Russie a annoncé mardi, que ses principales compagnies pétrolières étaient prêtes à geler leur production, dans  la lignée de la décision prise fin septembre dernier à Alger, par les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en vue de stabiliser les cours du brut et «rééquilibrer» le marché pétrolier.

L’information a été révélée par le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak dans une allocution au Congrès Mondial de l’Energie à Istanbul. La veille, le président russe Vladimir Poutine avait déjà assuré lors du même Congrès que son pays était prêt à se joindre à la décision prise le 28 septembre dernier lors d’une réunion à Alger par l’OPEP de réduire sa production. Dès lundi, les marchés ont accueilli très favorablement les déclarations russes, le Brent atteignant son plus haut niveau depuis un an, à 53.60 dollars.

La Russie compte quelque 200 entreprises pétrolières, et les 10 premières d’entre elles assurent à elles seules 90% de la production russe. Déjouant les prévisions faites depuis deux ans par l’AIE, l’Agence internationale de l’énergie, l’Opep et les grandes banques d’affaires, la Russie a continué à augmenter sa production malgré la chute amorcée à l’été 2014 avec des prix du brut qui sont tombés de 114 dollars en juin 2014 à un peu plus de 50 dollars aujourd’hui. La production pétrolière de la Russie a atteint en septembre 11.2 millions de barils par jour, un niveau sans précédent depuis 1989, avant la chute de l’Union soviétique.

Les pays de l’Opep se réunissent le 30 novembre prochain à Vienne et espèrent d’ici là, parvenir à une baisse coordonnée de leur production de 32,5 à 33 millions de barils/jour. L’Iran, la Libye et le Nigeria étant exemptés de cet effort, la contribution russe devrait être primordiale.

Alexandre Novak a rencontré ce mercredi à Istanbul en Turquie, son homologue saoudien Khaled al-Faleh, dont le pays est un poids lourd de l’Opep, mais l’opposition radicale entre les deux pays sur la résolution du sanglant conflit syrien, la place de l’Iran au Moyen-Orient et l’intervention militaire des Saoudiens au Yémen rend la plupart des experts sceptiques sur une action coordonnée entre les deux pays.

 

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